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Imposteur ou saboteur?

Dernière mise à jour : 8 févr.


Premièrement, quelle est la différence entre le syndrome de l’imposteur et le saboteur?

En fait, si nous pouvons dire que les deux sont semblables à certains niveaux, ou que l’un peut entraîner l’autre, nous pouvons aussi observer certaines nuances.

L’imposteur

La personne ayant un syndrome de l’imposteur doute constamment d’elle, de ses capacités, peu importe ce qu’elle fait, ce qu’elle sait, ce que les autres lui disent, peu importe les résultats.

Elle est incapable de percevoir ses forces, sa valeur ou en tout cas le fait avec difficulté. Comme elle croit que ce qu’elle fait n’est jamais satisfaisant ou suffisant, elle a tendance à s’en demander toujours plus. Elle cherche la perfection, mais elle ne sera évidemment jamais capable de l’atteindre.

Souvent passionnée et travailleuse afin de répondre aux exigences qu’elle s’impose, cette personne a souvent une certaine aisance à apprendre, ce qui l’amène à diminuer ou même dénigrer la valeur de ce qu’elle sait, de ce qu’elle fait.

La peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas pouvoir accomplir un « rôle » qu’elle s’est imposée empêche bien souvent cette personne d’agir, de passer à l’action, de s’engager dans un projet qui la fait vibrer.

Ainsi, le musicien très créatif hésitera à composer sa musique car il ne se considère pas comme un compositeur. Tandis que l’homme ayant de nombreuses idées refusera de démarrer son entreprise car il ne se considère pas comme un entrepreneur.

Le syndrome de l’imposteur est principalement lié à l’estime de soi, à la confiance en soi. Les mots que vous entendrez souvent sont: "qui suis-je, moi, pour dire ou faire cela?" Lorsque le syndrome de l’imposteur s’empare de nous, nous commençons alors à nous autosaboter.

Le saboteur

Mais alors qu’est-ce que le saboteur ou l’auto-sabotage? C’est souvent notre pire ennemi.!

Croyez-moi!

C’est une manière de s’interdire de réussir sa vie par un mécanisme inconscient!

En fait, c’est un ensemble de comportements, d’habitudes et d’attitudes qu’une personne met en œuvre, parfois avec beaucoup de vigueur et de ténacité et qui l’empêchent de vivre la vie qu’elle désire, ou encore, de pouvoir prendre les décisions qui doivent être prises.

Tous ces comportements, plus ou moins conscients, plus ou moins répétitifs, peuvent affecter notre capacité à aimer, capacité à prendre soin, capacité à pouvoir proposer des relations interpersonnelles saines, etc.

Il faut d’abord savoir que notre saboteur, on l’a accueilli et nourri, on l’a créé! Il a parfois été mis en place suite à des croyances limitantes (retrouvez mon article à ce sujet ici).

Il nous manipule. Il peut même nous donner des raisonnements très logiques et élaborés pour nous convaincre de sa pertinence. Il nous fournit des raisons très sensées pour nous inciter à faire ce qui n’est pas bon pour nous ou pour, au contraire, ne pas faire ce qui serait bon.

Mais prenez conscience qu’il n’a pas de vie propre et qu’il dépend de vous!

Nous pouvons alors choisir d’agir et d’éliminer ce saboteur, c’est notre décision!

N’oublions pas que le principal obstacle à nous débarrasser du saboteur c’est nous-même, par peur des changements.

En effet, sa principale arme est la peur, surtout celle du changement, mais aussi les peurs du rejet, de l’abandon, de ne pas être aimé, de l’échec, du succès.

Il se sert aussi de l’inaction ou, au contraire, de l’hyperactivité, des critiques, de la colère, la violence, la lutte, le jugement, la honte, la dépendance.

Il faut comprendre que le saboteur peut apparaître seulement sur certains aspects de notre vie ou à certains moments.

Il apparaît souvent dans les situations qui impliquent une grande responsabilité ou un engagement important.