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L'autosabotage

 

L’autosabotage, c’est quand vous vous retrouvez à faire quelque chose qui n’est pas dans votre intérêt, ou qui est carrément malsain pour vous, et que vous ne pouvez pas vous empêcher de le faire quand même. Il se peut que vous ne vous rendiez même pas compte que vous le faites. Il peut s’agir de quelque chose que vous faites une fois ou que vous répétez plusieurs fois.




D’où vient le saboteur?


Si vous avez besoin d'un éclaircissement sur la différence entre le saboteur et l'imposteur, cliquez ici.

Les manifestations et comportements du saboteur sont très souvent les symptômes de blessures plus profondes appartenant au passé, et parfois même transgénérationnelles.

Ils prennent souvent naissance dès notre conception. Ils peuvent prendre origine avec la blessure du rejet.

Par exemple, cela pourrait être le cas d’un enfant qui n’a pas été désiré et qui, dès son jeune âge, pourrait développer des réactions reliées à la blessure du rejet. À plus long terme, il pourrait développer un autosabotage en relation avec sa blessure. Il aura comme caractéristique de fuir ou de ne pas s’engager dans une relation. Il peut même créer des situations où l’engagement est impossible, comme attirer quelqu’un de marié dans sa vie amoureuse.


L’origine du saboteur peut aussi provenir de l’enfance ou de l’adolescence ayant pour cause des messages négatifs, dévalorisants, entendus et répétés régulièrement. Les fameuses croyances limitantes (dont je parle ici) avec des messages du genre : "t’es pas capable", "tu fais tout mal", "tu ne sers à rien", "imbécile", "on ne peut jamais faire confiance aux hommes", etc... En fait, repensez à toutes les phrases que vous auriez pu entendre depuis votre enfance qui vous ont dévalorisé, réduit votre confiance, votre valeur, votre vision de vous-même ou du monde qui vous entoure. Les étiquettes, les surnoms, les autoritarismes, les critiques, les humiliations, les punitions, les abus sexuels, etc., vécus pendant l’enfance conditionnent aussi l’apparition des saboteurs.


Nous développons alors des moyens de défense qui proviennent de notre système neurologique archaïque situé dans notre cerveau reptilien tels que des règles, des jugements, que nous nous imposons à nous-même.

Par exemple, un enfant dont la mère a été très contrôlante, pour ne pas dire « castrante », développera peut-être un genre de conduite évasive pour pouvoir supporter sa mère. Ainsi, plus tard, chaque fois qu’il entrera en relation avec une femme, son saboteur l’amènera dans une même réaction de fuite inconsciente et donc l’engagement sera difficile, la fuite sera présente sans qu’il ne comprenne pourquoi.


Mais ce n’est pas que la faute des autres. Nous sommes très bien capables de nous donner des ordres, leçons ou conseils, des interdits, des censures ou même des défis que nous sommes les seuls à nous imposer, à nous inventer.

Ce sont habituellement des moyens de défense pour faire face à une nouvelle personne, une situation plus stressante, un événement traumatisant qui arrive tout d’un coup dans notre vie privée ou professionnelle. Il faut comprendre qu’au départ, ces protections sont utiles, mais elles peuvent vite devenir une carapace, une prison qui empêche d’exploiter réellement notre plein potentiel.


En hypnose, une technique libératrice serait par exemple de redonner tout ça à ceux ou celles qui nous ont imposé certaines limitations et croyances et donc se libérer de leur emprise. Le plus difficile est de se débarrasser des croyances que l’on s’est créées soi-même. Nous avons à cet égard une fidélité très ancrée et tenace, car le petit gars ou la petite fille en nous qui a développé ces croyances a souvent survécu grâce à elles et y renoncer pourrait nous rendre vulnérable!


Curieusement, le saboteur peut aussi être présent par la souffrance qu’il nous apporte car il peut donner l’impression d’être vivant, un sentiment d’exister parce qu’on rame ou qu’on souffre. Plusieurs personnes trouvent un certain sentiment d’être pleinement vivant lorsqu’elles souffrent.


Nous renonçons difficilement à la présence d’un saboteur car, à sa façon, il remplit une fonction.

La différence majeure entre les personnes qui s’autosabotent et celles qui ne le font pas est que les premières se laissent envahir par leurs croyances négatives et la peur qu’elles ne vont pas y arriver, alors que les autres sont capables de laisser ces peurs de côté et de les surmonter.

Ce qui caractérise souvent l’autosabotage, c’est le fait d’avoir cette croyance négative "de ne pas mériter de réussir ou d’être aimé".

C’est souvent très fortement ancré dans l'inconscient et la personne s’en défend souvent en accusant les circonstances extérieures. Ce qui renforce la croyance négative qui s’autoalimente alors en permanence.




Fonctionnement de l'autosabotage


Il y a 3 manifestations majeurs dans le comportement du saboteur :


1- Ne pas terminer les choses

La personne commence de nombreux projets qu’elle termine à moitié ou qu’elle abandonne. Habituellement, elle y consacre beaucoup d’heures de travail et d’efforts pour finalement lâcher lorsqu’elle est sur le point d’y arriver. L’explication à ce phénomène est que, très souvent, en ne terminant pas un projet, la personne ne fait pas face à l’éventualité de rater ou de ne pas être à la hauteur des exigences qu’elle pense qu’on pourrait avoir envers elle après ce succès.

Évidemment, en agissant ainsi, la personne ne prendra jamais conscience de son potentiel et continuera d'entretenir une image négative d'elle-même, l'image de quelqu'un de médiocre et d'incompétent.


2- La procrastination

Qu’est-ce que c’est? C’est l’habitude de reporter ou de retarder les activités que la personne doit absolument faire en les remplaçant par d’autres moins significatives, plus simples ou plus intéressantes. La procrastination prend souvent son origine à cause de la peur du résultat final. Le manque de temps créé par la procrastination pourra justifier le fait de ne pas avoir mis tous les efforts nécessaires, au cas où tout ne serait pas comme on l’avait souhaité. Cela évitera de mettre à l’avant-plan notre incompétence si le résultat n’est pas celui attendu.


3- Le perfectionnisme

C’est souvent l’excuse idéale pour ne jamais terminer une tâche, ne pas s’attacher à une personne ou pour chercher indéfiniment un partenaire parfait qui n’existe que dans nos rêves! Donc, cela peut être la même peur que celle nommée au point 2, soit la peur de ne pas être à la hauteur. Ainsi, si la personne a peur de ne pas bien faire les choses, elle trouvera cette raison pour ne pas le faire.



Il faut comprendre que le saboteur qui veut prendre le contrôle d’une situation représente avant tout des manques comme celui d’amour, d’une attention suffisamment bienveillante et protectrice aux premières années de la vie, de respect, de communication. Cela peut être aussi le manque de confiance (impression qu’on ne peut se fier à nos proches, que l’on n'est pas capable), manque d’espoir, de perspectives positives pour notre futur, manque de repères. Il devient donc important, encore une fois, de décoder le message qui se cache derrière leur apparence.

Plus nous écouterons et comprendrons, plus il diminuera son influence et pourra même finir par disparaître.

Son objectif de nous faire voir nos parties non travaillées, laissées dans l’ombre.

Rester dans le manque apporte le plus souvent frustrations et angoisses, revendications, colères et violences. Ce détournement de violence contre soi peut nous mener vers une consommation abusive de produits toxiques ou une alimentation compulsive ou détruire nos relations avec le monde ou avec soi-même, par exemple.