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COLINE ESCOFFIER

Hypnothérapeute (hypnose Ericksonienne, hypnose Transgénérationnelle et Régressive)
Praticienne en EFT, et Magnétiseur

Quand le développement personnel devient contre-productif

Le développement personnel a pour objectif l’amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents et potentiels, l’amélioration de la qualité de vie, la réalisation de ses aspirations et de ses rêves.

Sur le principe, c’est positif, c’est pour être bien, c’est pour être mieux.

C’est beau et honorable de vouloir travailler sur soi, de vouloir être une meilleure version de soi même, sauf que dans les faits, ce n’est pas comme ça que ça se passe.

Voici quelques exemples de ce que peut induire le développement personnel. Evidemment, je ne parle pas de ceux qui lise un bouquin de temps en temps, non je parle ici de ceux que je vois en séances et qui ont pris le développement personnel pour nouveau mode de vie.

  • Quand on cherche, on finit par trouver.

La question que je me pose derrière ça, c’est a-t-on vraiment besoin de chercher? 

S’il y a des choses avec lesquelles vous n’êtes pas à l’aise,  mais que globalement dans votre vie de tout les jours, ce n’est pas quelque chose de fréquent, que ça vous arrive tous les 36 du mois, avez vous vraiment besoin de savoir d’où ça vient, et de creuser jusqu’à vous faire des noeuds au cerveau, est-ce utilse? Si par exemple parler en public est compliqué, et que vous êtes boulanger, est-ce vraiment nécessaire d’aller travailler sur la fois où les copains en CP se sont moqués de vous quand vous étiez au tableau, alors que vous n’y avez jamais repensé depuis???

Je pense sincèrement que la réponse est non…

  • Sentiment d’incompétence latent.

Le développement personnel utilisé à outrance, peut induire un profond sentiment de « je ne suis pas assez … », mettez ce que vous voulez dans les pointillés (bien, aimable, efficace etc…)

Et oui comme on veut toujours mieux, toujours plus, cela induit qu’au présent celui ou celle que l’on est aujourd’hui est pourri. Je force le trait volontairement mais c’est ce qui peut se jouer au niveau inconscient.

Pourquoi toujours vouloir une meilleure version de soi même? C’est une quête sans fin, qui nourrit la notion d’imperfection et donc d’incompétence.

  • Les émotions négatives sont nos ennemies ?!

J’ai failli mettre des lignes de points d’interrogation tellement cette notion me rend folle.

TOUTES les émotions sont importantes, intéressante et quelque chose de bon à nous apprendre.

J’ai des clients qui me disent qu’ils ne veulent pas être en colère, jamais, parce que c’est mal. Mais c’est faux, elle est utile cette colère, c’est un moteur puissant qui permet d’aller CONTRE quelque chose.

A titre perso, la colère est mon émotion maitresse, c’est grâce à elle que je me mets en mouvement et que je fais des choses. Je ne fais pas mes choix POUR, mais CONTRE, quelque chose, et s’autoriser à le faire change la vie.

Tous les grands changements dans ma vie (divorce, démission etc…), n’ont pas été faite pour ce qui m’attendait après (même si ça aide quand c’est cool il faut être honnête) mais contre ce que je vivais et qui n’étais plus acceptable pour moi.

  • Toujours voir le positif ?!

C’est un peu le même esprit qu’au dessus. 

La plupart des gens ne savent pas ce qu’ils veulent, et ils ont l’impression que c’est un problème. On a le droit de se servir du « contre » pour trouver le « pour ».

Savoir ce qu’on ne veut pas c’est déjà super bien et pour savoir ce qu’on veut, il faut tester, essayer, se planter, recommencer et un jour on se dit « c’est ça »!

Le processus est plus ou moins long selon les personnes, mais c’est OK. Et puis, il ne faut pas oublier qu’on change, qu’on évolue, et qu’un « je veux » d’aujourd’hui ne sera pas un « je veux » de demain.

  • L’ ultra consommation

Dans cette quête sans fin du « être mieux », on assiste parfois à une surconsommation d’accompagnement, sans jamais s’arrêter.

Les personnes enchainent les accompagnements, les problématiques à traiter, les praticiens, les techniques, parfois plusieurs en même temps.

Faire des pauses, c’est bien aussi. Il faut aussi savoir s’arrêter, laisser décanter pour ensuite prendre du recul et voir ce qu’il reste éventuellement à travailler.

D’ailleurs, mais ça c’est aussi mon avis, un bon accompagnant saura vous dire à quelle moment vous entrer dans la surconsommation.

Globalement j’ai juste envie de vous dire de vous accepter autant que possible avec vos imperfections, tous les moins que vous voudriez rendre plus.

Travailler pour rendre vos parts lumineuses plus lumineuses, mais n’étouffez pas vos parts d’ombre, elles font parties intégrantes de vous. Les ignorer, les rogner, ne fera que renforcer leur envie d’être sur le devant de la scène.

Vous serez toujours trop pour certains et pas assez pour d’autres. Vous ne vous trouverez jamais parfait, c’est normal.

Vous êtes vous, et c’est très bien comme ça.

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