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COLINE ESCOFFIER

Hypnothérapeute et Energéticienne

Pourquoi vous devriez vous faire passer avant les autres ?

Dans notre société, ne pas mettre l’autre en premier est souvent mal vu. Souvent, on n’ose pas se faire passer avant de peur de paraitre égoïste.

Vous savez quand une personne de notre entourage nous demande de faire quelque chose alors qu’on n’a pas envie et qu’on s’oblige à dire oui.

Ou quand on se force à aller à un repas alors qu’on a juste envie de rester en boule dans notre canapé.

Ben oui, c’est vrai, la peur du regard de l’autre. Il y a toujours le fameux « qu’en dira t on ? », «  Que vont-ils penser de moi ? » , « C’est pas très sympa de dire non ». Toutes ces petites phrases qui viennent de notre éducation, de notre mode de fonctionnement ou tout simplement du schéma sociétal et qui nous retournent la cervelle

Alors qu’en réalité se faire passer en premier, ça peut éviter bien des galères.

Par exemple :

  • Etre aigri ou fatigué
  • En vouloir aux autres de manière inconsciente
  • Se faire bouffer par tout le monde
  • Ne pas savoir dire non, et fixer ses limites

Liste non exhaustive évidemment.

Pourtant, dans les avions, on nous apprend que quand il y a une dépressurisation, il faut se mettre le masque à oxygène en premier avant de le mettre sur la tête de nos enfants. Pourquoi ? Tout simplement parce que si nous ça va pas, on ne sera pas capable de bien gérer les autres.

 Et ben dans la vie c’est pareil !

Si le fait de faire passer les autres en premier, vous rend aigri, qu’inconsciemment vous en voulez aux autres, que vous en avez plein le dos de tout et tout le monde. Finalement, c’est pas le bon plan…

Je vois beaucoup de personnes comme ça au cabinet. Des gens qui ont fait passer les autres, leur boulot, leurs enfants, leur conjoint avant eux, pendant des années.

Et puis arrivé à 40 ans, ils ont envie de tout envoyer balader : leur job, leur couple, leur famille. Et s’ils pouvaient aller se mettre sur une île déserte tout seul, je vous assure qu’ils le feraient.

C’est comme s’ils arrivaient à un trop plein. 

Comme s’il se rendait compte qu’après toutes ces années, ils se sont complètement oubliés, délaissés. Et qu’au final viennent les questions existentielles de « qui je suis » et « qu’est-ce que je veux, moi » ?

Et quand c’est comme ça, avant de tout envoyer balader, il faut prendre du temps.

Un temps pour vous reconnecter avant tout à vos envies. Et oui, parce que si pendant 30 ans vous avez fonctionné avec du « il faut », avec des contraintes. Alors, remettre le « j’ai envie » sur le devant de la scène, et ben c’est pas un luxe.

Alors évidemment, le « il faut », il y en a, il y en aura toujours.

Mais finalement, ce qui est essentiel, c’est de voir le « j’ai envie » qui se cache derrière. Parce que ce moment-là, le « il faut » ne deviendra plus vos contraintes, mais ce sera simplement une étape nécessaire pour arriver au « j’ai envie ».

Je vais vous donner un exemple perso. L’an dernier, j’ai repris le sport. Parce que je me suis dit, « il faut faire du sport, j’ai 40 ans, j’ai été malade, il faut s’y remettre »…

Sauf que j’aime pas le sport, parce que je trouve que ça fait souffrir et globalement la souffrance c’est pas trop mon truc.

J’ai donc fait mes 2 premières cours de sport et évidemment ça a été l’enfer. En rentrant chez moi, je me suis dit, Coline, tu peux pas continuer comme ça, c’est pas possible de vivre le truc de cette manière là.

J’ai donc changé ma perspective. Et je me suis dit, « J’ai envie d’être bien dans mon corps » et nécessairement, ça passe par faire du sport.

Le « il faut », c’est-à-dire le sport, devient alors une étape pour arriver à ce que je souhaite, au j’ai envie (être bien dans mon corps).

Quand on essaye à nouveau de se faire passer en premier. C’est se reconnecter au « j’ai envie » qui est important.

Ça peut être de faire de la peinture, de faire de la couture, de faire du sport, des choses simples mais qui sont faciles à mettre en place.

Ca peut être aussi s’autoriser à prendre un temps pour soi. Un temps d’introspection, le temps de juste se poser et de se dire « j’arrête de tout faire à fond, tout le temps, pour tout le monde et juste je me pose ».

Se faire passer en premier, c’est aussi apprendre à dire non aux trucs qui vous font chier, aux trucs que vous vivez comme des injonctions ou des obligations. Genre un repas de famille, avec vos vieux oncles et tantes que vous ne pouvez pas encadrer « parce que c’est la famille ».

En apprenant à dire non, vous reprendrez un peu le pouvoir sur votre vie. Ça permet aussi de mettre des limites aux autres et donc de réduire la colère ou la rancœur (même inconsciente), que vous pouvez ressentir.

Et puis, en parallèle, il ne faut pas oublier que chacun voit son petit nombril. Et quand vous dites non à quelqu’un, ça va peut-être l’interloquer pendant 2 secondes et puis après il va reprendre le cours de sa vie. Et vous, vous allez vous rendre compte que ce n’était pas si terrible que ça.

Testez !

Essayez de dire non pour des choses insignifiantes, des petites choses auxquelles avant vous auriez, oui, mais qui n’ont pas une grande importance, juste pour vous rendre compte que la réaction de l’autre n’est sans doute pas celle que vous attendiez.

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