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COLINE ESCOFFIER

Hypnothérapeute et Energéticienne

Arrêtez de vouloir une vie parfaite

On rêve souvent d’une vie fluide.
Une vie douce, sans secousses ni drames, où l’on maîtriserait tout : ses émotions, ses pensées, ses réactions.
Comme si c’était ça, le bonheur : un calme plat, sans aspérité. Sauf, qu'en vrai, ça serait chiant à mourir.

Dans la vraie vie, les choses ne se passent jamais comme prévu.
Et si je vous disait que le problème ne vient pas des vagues, mais de notre volonté de les éviter à tout prix ?

La vie ne suit pas un plan linéaire (et c’est tant mieux)

Il y a des jours où on se marre comme une baleine et d’autres où on se lève avec une boule dans la gorge sans trop savoir pourquoi.

Ce n’est pas qu’on est déséquilibré.
Ce n’est pas qu’on n’a pas « fait assez de travail sur soi ».
C’est juste qu’on est humain.

Mais aujourd’hui, dans une société où l’on nous vend une version édulcorée de la vie (merci Instagram et les slogans de développement personnel à deux balles), on a tendance à croire qu’il faudrait :

  • être serein tous les jours,
  • ne jamais douter,
  • tout comprendre de ses schémas en 3 séances de thérapie.

Spoiler : ce n’est pas comme ça que ça marche.

À force de tout vouloir maîtriser, on devient anesthésié

On veut comprendre, maîtriser, optimiser.
On met des noms sur chaque émotion : peur de l’abandon, blessure d’injustice, syndrome de l’imposteur…
Ça aide, un temps. Mais mettre un mot ne suffit pas à digérer ce qu’on vit.

Comprendre n’est pas ressentir. Et ressentir, ça demande de ralentir.
De laisser la vague nous traverser, même si elle fait mal, même si elle nous met en vrac.

Beaucoup de personnes que j’accompagne arrivent avec cette injonction-là : « J’aimerais juste être plus stable. »
Mais ce qu’elles appellent « stabilité », c’est souvent une tentative (très humaine) de tout contrôler.

Et ce contrôle, à long terme, finit par les couper d’elles-mêmes (et parfois des autres).

Le rôle fondamental des émotions dans notre équilibre

Les émotions ne sont pas là pour nous saboter, mais pour nous transmettre un message.

Selon Antonio Damasio, chercheur en neurosciences, les émotions jouent un rôle central dans la prise de décision, la mémoire, le lien aux autres.
Une émotion refoulée n’est pas une émotion disparue : elle se loge quelque part.
Dans le corps, dans les tensions chroniques,dans les insomnies, ou dans ce sentiment diffus de ne plus trop savoir qui on est.

Refuser de ressentir, c’est comme couper le fil entre soi et son propre vécu.

La lumière ne vaut rien sans un peu d’ombre

On ne peut pas vouloir la joie profonde sans accepter les moments de vide.
On ne peut pas goûter à la paix sans avoir traversé l’agitation.

C’est le principe même de la dualité : chaque chose existe par contraste.

Le bonheur constant n’est pas une réalité humaine.
C’est une fiction marketing.

En thérapie comme dans la vie, ce n’est pas l’absence de souffrance qui fait la paix intérieure, c’est la capacité à rester en lien avec soi, même quand ça brasse.

Accepter ses émotions, un vrai levier de transformation psychique

Des études en psychologie positive (notamment celles de Kristin Neff ou Brené Brown) montrent que :

  • la bienveillance envers soi-même, surtout dans les moments difficiles, diminue le stress et améliore la résilience,
  • l’acceptation émotionnelle réduit le risque de troubles anxieux et dépressifs,
  • la capacité à tolérer l’inconfort est un facteur clé d’équilibre émotionnel à long terme.

En clair : accueillir ce qui vous traverse ne vous rend pas plus vulnérable. Ça vous rend plus ancré, plus vivant, et plus libre.

Concrètement, comment faire de la place à ses émotions ?

On ne vous demande pas de devenir expert en introspection.
Mais juste d’oser vous poser ces questions simples :

  • Qu’est-ce que je ressens, là, maintenant ?
  • Et si je n’avais rien à prouver, qu’est-ce que je m’autoriserais à vivre ?
  • Est-ce que je peux laisser ça exister, juste pour aujourd’hui, sans chercher à le réparer ?

Parfois, il suffit d’un petit déplacement intérieur pour que l’émotion circule au lieu de s’imprimer.

Être vivant, ce n’est pas être parfait. C’est être entier.

Vous avez le droit de pleurer dans votre voiture, de douter alors que tout va « bien », de vouloir disparaître pendant deux jours sans raison rationnelle.
Ça ne veut pas dire que vous régressez, ça veut juste dire que vous êtes en train de traverser quelque chose.

Et que vous êtes encore là.

C’est dans ces moments de fragilité qu’on tisse, petit à petit, quelque chose d’infiniment solide à l’intérieur.

En résumé : vous n’avez pas besoin de lisser votre vie, juste de l’habiter

Accepter ses émotions, ce n’est pas renoncer à aller mieux.
C’est arrêter de se battre contre soi et reconnaître que la vie, la vraie (pas celle d'insta), n'’est pas linéaire'est ni linéaire, ni facile.
Qu’elle est faite de cycles, de creux, de vagues et que c’est justement ce mouvement qui nous rend pleinement vivants.

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